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Les grands espaces de Mongolie
sont sans nul doute l’une des motivations principales a un voyage
ici.
Mais ces espaces souffrent, et cette nature vierge, sauvage et sans limite
parait menacée par de nombreux facteurs relatifs à l’environnement.
Quels sont-ils ? A quoi faut-il faire attention ?
La Mongolie est l’un des pays les plus froids et les plus secs
du monde ; sa régénération environnementale est donc
naturellement lente, et les impacts environnementaux s’y ressentent
plus facilement.
Par exemple, si le réchauffement de la planète est de 0,4
à 0,6° pour l’ensemble du monde sur ces cent dernières
années, il s’élève à 1,3°C pour
la Mongolie. Une autre donnée qui nous rappelle que les populations
dépendantes de la nature sont plus fragiles face aux bouleversements
liés à l’environnement.
Les catastrophes naturelles, zud en mongol,
ont de tout temps été présentes dans la vie des éleveurs
nomades. Cependant, les zuds consécutifs des années 2000/2001
ont été parmi les plus meurtriers jamais connu ; 1/3 du
cheptel mongol, soit près de 10 millions de têtes de bétail,
y a succombé. Certes, le froid y a été particulièrement
violent, dépassant les -50° ; mais c’est sans doute aussi
par manque d’expérience que les éleveurs ont perdu
autant de bétails. En effet, à la chute du communisme, une
nouvelle génération d’éleveurs retournent à
la campagne ; et, après trois générations de spécialisation
en coopérative, sur un type de Museaux, assisté par des
services vétérinaires et aidé par des compléments
alimentaires ou la mise en place de puits et d’abris d’hiver,
des savoir-faires se sont perdus.
Le deuxième changement remarquable pour cette nouvelle génération
d’éleveurs résulte des mêmes influences soviétiques
; s’étant accoutumé à bénéficier
de services inexistants (école, soins médicaux et vétérinaires,
commerces…) du temps de leurs aînés, les éleveurs
s’installent à proximité des centres urbains. Et,
alors que l’éleveur d’antan nomadisait de 8 à
15 fois par an, sur des distances de 350 à 700 km,ceux d’aujourd’hui
feraient plutôt des « cercles » de 50 à 150 km
autour des villes, se déplaçant de 2 à 4 fois par
an. On parle de surpâturage pour
la Mongolie ; mais c’est en fait plutôt d’une mauvaise
répartition des troupeaux qu’il s’agit.
Le deuxième maux le plus grave dont souffre la steppe mongole est
la désertification ; ces deux étant
rattachés à l’augmentation du cheptel de chèvre
pour le commerce du cachemire.
Ces trois faits, considérés comme les principaux problèmes
environnementaux du territoire, sont l’objet de politiques gouvernementales
tentant de les résoudre.
Consultez www.idrc.ca/fr/ev-30119-201-1-DO_TOPIC.html
pour plus de précisions
Les éleveurs sont aussi touchés par d’autres «
catastrophes naturelles », pouvant avoir de lourdes conséquences
sur leur bétail et, par conséquent, sur eux. La brucellose
est l’une des maladies les plus courantes pour le bétail
comme pour l’homme ; ou encore la fièvre aphteuse.
Les animaux sauvages, quant à eux, peuvent souffrir de la peste
(marmotte), de la rage (chien, loup), et de la grippe aviaire (avifaune).
Cette dernière présente fort heureusement peu de risques
pour les humains, les Mongols ne mangeant presque pas de volailles et
ne chassant pas d’oiseaux migrateurs.
La principale menace pour les espèces sauvages n’en est pas
pour autant la maladie, mais bien l’homme. Sur les 10 dernières
années, le nombre d’espèces rare comme d’espèces
abondantes a diminué, et certaines d’entre elles sont sur
le point de s’éteindre. A titre d’exemple, on comptait
dans les années 1980 40 000 argalis (mouflon sauvage), pour 13
000 lors d’un recensement en 2004. Le nombre d’animaux rares
et très rares a baissé de 70 à 90% sur les cinq dernières
années. Avant les années 90, la chasse
illégale se pratiquait principalement pour des raisons de
subsistance; alors que maintenant, c’est pour le commerce
illégal d’espèces protégées et
la chasse sportive. Entre 2001 et 2004, le ministère de l’environnement
mongol a délivré 61 690 permis de chasse pour la marmotte
dans les aïmags de Bayan Olgii, Khovd et Uvs ; et pour cette même
période, 587 624 peaux de marmotte ont été trouvées.
Une étude sur le commerce d’espèces protégées
sauvage conduite par la Société mondiale de conservation
de la vie sauvage, soutenue par la Banque Mondiale, a évalué
le commerce illégal de Mongolie a 100 millions de $ par an.
D’autres menaces comme les barrages hydrauliques, l’industrie
minière ou l’utilisation de produits chimiques toxiques
et dangereux pèsent sur l’environnement.
Pour approfondir, consultez le site des ONGs suivantes : UNDP www.undp.mn/new,
WWF www.panda.org/about_wwf/where_we_work/asia_pacific/where/mongolia/index.cfm,
GTZ http://www.gtz.de/en/weltweit/asien-pazifik/612.htm
Pour finir, la gestion des déchets est un défi difficile
pour un territoire où l’habitat est si dispersé. La
Mongolie ne recycle rien pour l’instant, même si des projets
sont à l’ordre du jour. Cependant, du tri informel se fait
pour le plastique (360 MNT le kilo), l’aluminium (720 MNT) et les
bouteilles de verre (70 MNT l’unité), qui sont vendus et
envoyés en Chine où ils sont recyclés.
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