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L’industrie minière et ses effets sur le PIB et l’économie mongole

Le secteur minier apporte une contribution majeure à l’économie, comptant pour 9% du GDP, 49% de la production industrielle, et 40% des recettes à l’exportation. Le secteur formel emploie plus de 12 000 personnes, alors que l’informel (appelé industrie minière artisanale) emploie plus de deux fois ce nombre (estimation à près de 30 000 personnes).

La géologie de la Mongolie est complexe et son potentiel minéral vaste ; près de 6000 gisements de plus de 80 minéraux différents ont été relevés. Les plus économiquement significatifs sont le cuivre (400 000 tonnes de concentré de cuivre exporté par an), l’or (11 tonnes), le molybdène (3 000 tonnes) et la fluorite. La Mongolie exploite aussi du charbon (cinq millions de tonnes), de l’acier et du phosphate, a des gisements d’uranium et de pétrole encore largement sous-exploités (réserves estimées à 6 milliards de barils), et des pierres semi-précieuses. Ces pierres incluent du cristal de roche blanc, des turquoises, de la topaze jaune – entre autre -, du grenat rouge, de la tourmaline et de la fluorite. De l’argent, du cuivre, du fer et du manganèse sont trouvés dans les couches paléozoïques des montagnes, alors que les couches mésozoïques abritent du charbon, du marbre, du granite, du quartz et du graphite.

Pour garder ces très hauts niveaux d’exportation, la principale mine du pays, à Erdenet, extrait chaque année plus de 20 millions de tonnes de matériau brut – ce qui en fait l’une des plus importantes mines de cuivre du monde.

En dehors d’Erdenet, on compte plus de 200 autres opérations minières en Mongolie, avec de lourds investissements de compagnies étrangères. Des licences permettant l’exploration ont été octroyées pour près de 25% du territoire, couvrant 40 millions d’hectares. L’industrie minière mondiale considère la Mongolie comme un prospect des plus intéressants en termes de nouveaux gisements, et plus de 30 compagnies minières et/ou commerciales internationales ont des branches en Mongolie.

Cette voie de développement, certes prometteuse d’un point de vu économique dans les décennies à venir, est cependant dangereuse pour l’avenir du pays.

L’industrie minière est une industrie non durable par définition ; basée sur l’exploitation de ressources non renouvelables, elle n’en est plus à prouver les impacts négatifs qu’elle véhicule : destruction des milieux naturels (dynamite), déforestation, empoisonnement de l’air et de l’eau (comme de la faune et la flore allant avec, humain compris)… Consultez à ce propos le rapport Mining, social and environmental impacts du World Rainforest Movement.

Mais restons plus succins et tenons nous en aux problèmes spécifiques à l’industrie minière mongole.

La production mongole est presque entièrement basée sur les exportations de cuivre et d’or, et par la même très dépendante des prix du marché mondial. De plus, les réserves de la principale mine du pays, Erdenet, sont de plus en plus difficilement exploitable (car plus profondes). Les prospects concentrent leurs efforts sur la découverte de gisement d’or de roches dures et non pas de placement (concentration superficielle alluviale d’or, majoritaire), qui s’épuisent trop vite.

De plus, les nouvelles mines prometteuses (comme Oyu Tolgoi, mine de cuivre/or de classe mondiale) se trouvent a l’écart de tout : eau, électricité, route… et leur rentabilité devient questionnable face aux très lourds investissements d’infrastructures nécessaires.

L’étendue du domaine de prospection, en accointance avec les richesses naturelles minières du pays (plus de 25% du territoire !), illustre en elle-même les risques liés à cette voie de développement. Les trente millions de têtes de Cinq Museaux ne peuvent évoluer sur des domaines privatisés où la steppe est mise à mal par l’exploitation minière. La propriété des sols devient alors une question d’Etat ; la tentation de privatiser des terres à l’usage des compagnies minières étrangères est forte – propriété jusque là étatique, seuls les Mongols ayant pour l’heure le droit d’acheter la terre en dehors des villes. Les éleveurs nomades n’ont pas les moyens financiers d’acheter les vastes territoires sur lesquels ils évoluent depuis des générations ; les compensations proposées ne peuvent remplacer avantageusement un mode de vie autonome, d’autant plus que les métiers proposes aux locaux restent les plus ingrats et les moins bien rémunérés. Les conflits sont nombreux entre éleveurs, mineurs artisanaux et compagnies minières ; en témoigne cet article de, illustrant les conflits entre compagnies minières (ici Ivanhoe) et éleveurs nomades.

http://www.zacks.com/research/get_news.php

En outre, et en dépit des incroyables réserves du territoire, l’industrie minière est un investissement à court/moyen termes, basée sur l’extraction de ressources non renouvelables ; une fois le pays retourné, quelle alternative de développement possible ?

L’industrie minière est une voie de développement non durable par définition, et sans possible retour en arrière de part les séquelles qu’elles laissent.
Regardons ce qu’il en est pour l’industrie cachemire.

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