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Le Gobi - DMD
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5 Apr

Le Gobi

Ou plutôt devrait-on dire les Gobi : steppes désertiques et déserts de pierres, dunes et oasis, gorge glacée et forêts de saxaoul, nomades et chameaux de Bactriane, dinosaures et sites de fouilles archéologiques, derniers contreforts de l’Altaï perdus entre ciel et terre dans un ballet d’ocre, de sable, de basalte et d’azur. Immensité de vide et de vent.
 
Cette région si fascinante où la vie peine à se faire une place reste la moins peuplée du territoire mongol, à raison de 0.3 habitants/km², et regroupe le plus grand nombre d’espaces protégés de par la richesse de sa faune et de sa flore au fragile équilibre. Deuxième biosphère de notre planète, elle compte à elle seule plus de 80% des espèces endémiques de Mongolie, avec plus de 620 espèces de plantes et 52 mammifères, dont 8 figurent sur la Liste Rouge UICN, comme l’argali (mouflon), le mazalaï (ours du Gobi), le khulan (âne sauvage) ou le léopard des neiges.
Le Gobi, c’est le passage difficile des caravanes de la mythique Route de la Soie ; c’est le Monde Perdu de Conan Doyle et ses décors préhistoriques des temps où l’homme n’existait pas, ou encore cette princesse amoureuse du mont Khangaï, riche roi des contrées du nord dont elle eut trois filles, les Gurvansaïkhan ou chaîne des Trois Beautés.
Et lorsque la dune chante, prenez garde : une tempête de sable se prépare…
A voir :
MASSIF BAGA GAZARIIN CHULUU
La pierre du petit endroit
Massif particulier formé d’imposantes formations granitiques/de gré (type Terelj, Khögnö Khan…)
– pour les chanceux : habitat de bouquetins
– peintures sacrées faites par des moines
– sur la montagne la plus haute du massif, Baga Gazariin Uul : grotte et lac/eau souterrain
– a Ikh Gazariin Chuluu, plus à l’est : possibilité d’escalade sur réservation
FALAISE BAYANZAG
L’un des sites de fouilles paléontologiques les plus connus du Gobi ! Y ont été trouvés les fameux œufs de dinosaures fossilises dans les années 1920 par Roy Chapman Andrews, Indiana Jones en son genre. Ces œufs ont non seulement permis d’établir que tous les dinosaures étaient ovipares, mais ont aussi inspire un certain Steven Spielberg pour le Jurassik Park…
Bien que les ossements soient de plus en plus rarement visibles sur le site, Bayanzag présente d’autres qualités : ses falaises ocre rouge se découpant sur ce vaste plateau sont à couper le souffle ; y vaquent de nombreuses familles de chameliers, entre un étrange restaurant en tortue et une forêt de saxaoul.
VILLAGE BOGD SUM
Bogd est un petit village situe a la limite nord de ce que nous appelons le désert de Gobi. Situe dans la vaste plaine du même nom, ce village de quelques milliers d’habitants vit principalement du travail du feutre, du cachemire réputé des chèvres du Gobi, et de l’agriculture.
Autour de Bogd, des sites d’intérêts : le massif de Tevsh, réputé pour ses pétroglyphes datant de l’âge de Bronze
DUNE KHONGORIIN ELS = DUUT MANKHAN
Ou encore Duut Mankhan, la dune chantante… Le désert de Gobi ne doit comprendre que dans les 3% de sable, et les voilà ici rassemblés ! Si cette dune n’est pas la plus grande du pays, elle en reste néanmoins la plus connue et la plus visitée. Avec ses belles mensurations de 180 km de long sur 8 à 12 km de large, la dune culmine à 200m de hauteur et n’est pas si aisée que ça à gravir ! La vue n’en est que plus belle et la descente magique.
MONASTERE ONGUII KHIID
Ruines d’un monastère d’importance du Gobi centrale avant de subir les purges des années 30’ ; sa particularité est qu’il se sépare en deux parties, d’une part et d’autre des rives de la rivière Onguii. La rivière est d’ailleurs à sec depuis plusieurs années ; un éleveur a alors crée un collectif associatif appelé « Ongi River Movement », recensé par ASIA Foundation et enregistré au PNUD, pour contrer l’action des mines sur le cours de la rivière qui l’aurait asséchée.
– visite des ruines et marche dans le massif rocailleux
 
VILLE SAÏNSHAND
La capitale du Gobi de l’est (aïmag de Dorngobi = 51 500 habitants, 109 500 km2), Saïnshand.
Signifiant « la bonne source », Saïnshand compte quant à elle une population de 21 175 habitants (recensement 2011) pour un peu plus de 50 000 têtes de bétail. Située a 938m d’altitude, la particularité de cette ville tient en sa division en deux parties : une au nord, tournée vers l’activité ferroviaire de sa gare ; et une au sud, comprenant les principales institutions administratives de la région.
MONASTERE KHAMARIIN KHIID = SHAMBALA
Khamariin khiid, une des perles d’architecture bouddhiste dans la lignée de l’ermitage de Tövkhön – ou de petits monastères dans des endroits reculés, lieux de pèlerinage très populaires. Une particularité : contrairement à la majorité des monastères et temples de Mongolie, celui-ci appartient à la secte de Bonnets Rouges. Le monastère compte « deux sœurs » ; Ölgii khiid et Demchig khiid, tous les deux également dans l’aïmag d’Ömnögobi.
Sur le même site, l’un des endroits les plus importants et les plus sacrés de la mythologie bouddhiste : Shambala, porte d’entrée aux royaumes des Justes, un peu l’équivalent de l’Eden bouddhiste. Lieu de pèlerinage très populaire et centre d’énergie magnétique.
– offices bouddhistes de Khamariin khiid dans la matinée
– montagne Khar uul = noire, sacrée (qui exauce les vœux)
– centre d’énergie magnétique et spirituelle, et lieu de pèlerinage de Shambala
– Grottes de méditation, arbre sakura
– ossements de dinosaures alentours (considérés sacrés car « os de dragons »), bois fossilisés
GORGE YOLIIN AM
Ou la gorge des gypaètes ; Yol, connu pour ses glaces a fond de canyon jusqu’à il y a peu perpétuelles, reste avec ou sans glace une très belle excursion. Marchant en fond de gorge d’une fraicheur peu commune dans ces coins arides, on peut en levant les yeux et observant les parois observer toute la vie que draine cette eau inattendue : mouflons, bouquetins, et bien sûr rapaces et charognard, dont les fameux gypaètes barbus qui donnent leurs noms à cette gorge.

 

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