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La Steppe - DMD
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5 Apr

La Steppe

La Mongolie est une terre de héros, de mythes et de légendes. Qui ne connaît pas les Huns, les Tatars, Gengis Khan, la Horde d’Or, la dynastie Yuan de l’Empire du Milieu ? Qui ne peut s’imaginer l’immensité des steppes, la vaillance d’un peuple de nomades perpétuant un mode de vie et des traditions ancestrales au sein même d’une époque où le monde semble partout ailleurs courir à la poursuite du Temps ?

Sans même évoquer l’attrait lié aux grands espaces, où l’homme partage sa vie entre chaleur du foyer de la yourte et rudesse du climat à cheval dans la steppe. Un monde où tout se décline sur le thème des Cinq Museaux, innombrables troupeaux de chèvres, moutons, chevaux, bovidés et chameaux. Ici, on trouve 15 fois plus de bétail que d’hommes sur un territoire vaste comme trois fois la France, avec 50% de la population encore éleveur nomade, loin de la ville et de son modernisme grandissant.

La steppe, c’est le berceau de ces hordes mongoles qui n’eurent de cesse de faire trembler le monde du Ponant au Levant. Des « barbares » qui à leur apogée régnaient sur l’empire le plus vaste que l’Histoire ait jamais connue ! D’un Loup Bleu et d’une Biche Blanche naquit un grand seigneur, qui de sa capitale Karakorum lança ses hommes à la conquête du monde. Des ruines de la mythique cité de Gengis Khan furent élevés les murs et temples d’Erdene Zuu, monastère bouddhiste le plus puissant de cette contrée.

Commençait alors une amitié sans limite entre Tibet et Mongolie, qui après deux siècles d’oppression mandchoue et sept décennies de communisme, semble ne jamais devoir s’arrêter.

A voir :

CAPITALE OULAN BATOR

Oulan Bator, capitale du pays, ne se cantonne pas à ce rôle politique, économique et commerciale ; peuplée de 1,1 millions d’habitants, elle représente plus du tiers de la population et est la vitrine de la moitie montante, urbaine, des habitants du pays.

Mais attention, ne pas se fier aux apparences… la ville, tout comme ses habitants, présente un aspect extérieur peu représentatif de sa personnalité. Ici, esthétiquement, presque l’ensemble de la ville date encore de l’époque soviétique, et le fonctionnel prime largement sur l’esthétique. Cela étant, derrière cet aspect que beaucoup de voyageurs peuvent trouver déprimant, Oulan Bator présente d’indéniables centres d’intérêts. Le monastère de Gandan, cœur historique et spirituel de la ville, surplombe le centre-ville et s’insère entre quartiers de yourtes et quartiers plus modernes ; les musées sont didactiques et accessibles a tout public ; la place Sükhbaatar, le parc Nairamdal, les rues principales et les marchés sont des lieux populaires très vivants ou il fait bon se promener pour prendre le pouls de la ville.

Et même si la rupture peut sembler totale entre « rats des villes » et « rats des champs », ne vous y laissez pas prendre ; sous leurs aspects de citadins modernes, beaucoup d’habitants d’Oulan Bator sont encore capables de retourner leur veste, passer un del et se trouver à la campagne aussi a l’aise qu’en ville.

MONASTERE BEREEVEN KHIID

Dans le Khentii, massif montagneux et parc naturel s’étendant au nord-ouest de la capitale.

Le monastère de Bereeven fut construit en 1784, et détruit lors des purges de 1937/38. Autrefois important, il se composait de différents temples, dont un principal a 32 colonnes et 3 escaliers ; et compta jusqu’à 8000 moines. En partie restauré grâce à des fonds américains, on peut aujourd’hui toujours y voir en plus de ces temples l’imposant Manchir, l’une des 10 divinités principales présentes ; de même que des remarquables gravures de lettres de l’alphabet soyombo.

MASSIF BOGD KHAN UUL

Massif de montagnes sacrées au sud d’Oulan Bator ; résidence du vieil homme blanc, divinité des montagnes dans le chamanisme, c’est un espace protège depuis l’époque de Gengis Khan et l’un des premiers parcs naturels de Mongolie. Ce massif présente des montagnes et collines avec un versant boise (conifère) et un versant nu, avec de beaux espaces de forêts, peu de constructions et d’habitats/occupation humains.

RIVIERE KHERLEN

Prenant ses sources dans les massifs du Khentii, la Kherlen est une des trois plus grandes rivières de Mongolie, courant sur 1264 km avant de terminer sa course dans le lac Dalaï, en Chine. S’y trouve de nombreux poissons (taïmen, lenok, brochet, ombre, carpe, poisson-chat…) et oiseaux migrateurs et autres (oie, canard…).

RESERVE KHUSTAÏN NURUU

Située à 80 km à l’ouest d’Oulan Bator, cette réserve naturelle est connue de beaucoup pour ses célèbres chevaux de Prjevalski, petits chevaux « préhistoriques » dont on peut voir des représentations de plus de 15 000 ans dans nos grottes de Lascaux !

Ces chevaux, disparus à l’état naturel dans les années 1960, ont été réintroduits en Mongolie grâce aux populations présentes dans les zoos de différents pays ; réintroduction couronnée de succès, puisque la vingtaine de chevaux arrivée en 1992 est aujourd’hui est passée a près de 150 !

D’autres réserves ont pris la suite de celle de Khustaï et voient leur population de Prjevalski grandir d’année en année.

MONASTERE MANCHIR

Dans ce massif, le site de Manchir, l’un des monastères les plus importants du centre de la Mongolie, dont il ne reste aujourd’hui que des ruines après les purges soviétiques. Ce site est aussi un site de bataille historique entre les Mandchous et la tribu Oïrad au 18e siècle, qui symbolise la fin de cette ethnie et la mainmise des Mandchous pendant près de deux siècles sur l’ensemble de la Mongolie.

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