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Développement, développement durable : qu’est ce que c’est ?
« Développement : action de développer ; fait de se développer. Progrès, en extension ou en qualité - pays en voie de développement.
Développer : Etendre (ce qui était plié) ; donner toute son étendue à. Faire croître, donner de l’ampleur. »
Dictionnaire Robert
 
Mappemonde colorée illustrant l'indice de développement humain pour 2003. Les pays en jaune/orange ont un indice moyen, ceux en rouge un indice faible.
 
Empruntant aux sciences de la nature la comparaison avec un organisme, dire d'un pays qu'il est en voie de développement (PVD) ou en développement (PED) revient à constater qu'il a dépassé un certain seuil critique d'évolution et à comparer son stade de croissance avec celui d'autres pays.
Les pays en développement ne sont absolument pas homogènes. Le terme fait en général référence à tous les pays ne faisant pas partie des pays développés.
Le terme pays en voie de développement n'est qu'une appellation parmi d'autres pour désigner un même type de problème. La manière de désigner ces pays change selon l'angle sous lequel on les aborde et selon les solutions envisagées pour remédier à leurs problèmes. Chacun de ces termes a des significations au-delà de son apparence première.
Pour approfondir et mieux comprendre, lisez le très bon ouvrage de Claude Manzagol, La Mondialisation : données, mécanique et enjeux

Le terme développement, dans le cas présent, est souvent pris comme un raccourci pour développement économique, mais concerne aussi le développement humain, c'est-à-dire d'autres paramètres pouvant être considérés positifs pour la société (éducation, santé, espérance de vie...)
On mesure le développement d'un pays à partir d'indices statistiques tels le revenu par habitant, le taux d'analphabétisme, l'accès à l'eau... L'ONU dresse ainsi une liste, le classement dans cette liste est appelé « indicateur de développement humain » (IDH) du pays.
Extrait de l’article Pays en voie de développement, de l’encyclopédie wikipedia ici

L’UNDP publie chaque année un rapport sur le développement humain dans le monde, disponible en anglais ; le dernier en date (2006) appuie sur la problématique de l’eau : PDF Rapport UNDP 2006
De même, le World Watch Institute, une autre autorité reconnue en la matière, qui publie des rapports (payants) sur des thématiques liées à l’homme, la nature, l’économie et l’énergie www.worldwatch.org

La notion de développement en elle-même est cependant à relativiser, car très subjective (point de vu occidental) et sous-entendant que le développement d’un pays est un concept linéaire et cadré, partant d’en bas (pays dit PVD, PED) pour arriver en haut (pays dit développés) ; le tout basé sur une idée de progrès quasi-unique et prédéfinie.
A ce sujet, consulter le très bon article d’Edgar Morin, qui souligne les limites de la notion même de développement, et engage à aborder une réflexion plurielle à différents avenirs possibles :
PDF Dépasser la notion de développement


Schéma du développement durable : à la confluence de trois préoccupations, dites "les trois piliers du développement durable".

Le « développement durable » (ou développement soutenable) est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland : « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »
Autrement dit, il s'agit, en s'appuyant sur des valeurs (responsabilité, participation et partage, débat, partenariat, innovation, pérennité, réversibilité, précaution et prévention et solidarité ; sociale, géographique et transgénérationelle) d'affirmer une approche double et conjointe :
Dans l'espace : chaque habitant de cette terre a le même droit humain aux ressources de la Terre ;
Dans le temps : nous avons le droit d'utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d'en assurer la pérennité pour les générations à venir.
Extrait de l’article Développement durable, de l’encyclopédie wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Developpement_durable

Pour ceux qui souhaiteraient approfondir :
Ritimo, réseau français d’information sur le Tiers-Monde www.globenet.org/ritimo
Le journal D² (développement durable) www.developpementdurablelejournal.com

Et pour terminer cette présentation du secteur du développement durable, laissons la parole à ceux qui ont si bien exprimé de quoi il était réellement question :

« Quand le dernier arbre sera abattu,
La dernière rivière empoisonnée,
Le dernier poisson capturé,
Alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. »
Prophétie d’un indien Cree

« - On dit que vous êtes un utopiste…
- Vous m’honorez … Je revendique cette qualité …
Ceux qui pensent arrêter leur regard sur l’horizon et se bornent à regarder ce qu’on voit, ceux qui, revendiquent le pragmatisme et tentent de faire seulement avec ce que l’on a, n’ont aucune chance de changer le monde …
Seuls ceux qui regardent vers ce qu’on ne voit pas, ceux qui regardent au-delà de l’horizon sont réalistes. Ceux là ont une chance de changer le monde …
L’utopie, c’est ce qui est au-delà de l’horizon. Notre raison analytique sait avec précision ce que nous ne voulons pas, ce qu’il faut absolument changer. Mais ce qui doit venir, ce que nous voulons, le monde totalement autre, nouveau, seul notre regard intérieur, seule l’utopie en nous, nous le montrent. »
Henri Lefebvre (sur Radio France)

“Be the change you want to see in the world.”
Mahatma Gandhi
 

Principaux acteurs du secteur
Les principaux acteurs du secteur, en sus des organismes financiers comme la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, sont des organisations non gouvernementales dont les plus importantes sont les suivantes :
ONU Organisation des Nations Unies ici
UNDP Programme des Nations Unies pour le développement ici
UNESCO Programme des Nations Unies pour ici
PNUE Programme des Nations Unies pour l’environnement ici
CNUCED Programme des Nations Unies pour le commerce et le développement ici
OCDE Organisation de coopération et de développement économique ici
OIT Organisation Internationale du Travail ici
UE Union Européenne - département pour le développement ici
 
Le développement en Mongolie
La Mongolie a rejoint le FMI et la Banque Mondiale en 1991. Elle est aussi membre de la Banque de Développement Asiatique, et reçoit des aides du Programme d’Assistance Technique de l’UE. Durant la période 1991-2000, les pays étrangers et organisations internationales se sont engagés pour 2,6 milliards de dollars d’aide, incluant des prêts à taux non commerciaux, de l’assistance technique et des subventions. La plupart de cet argent a été dépensé dans les nouvelles infrastructures du pays - dans la restructuration bancaire et financière, l’énergie et les communications, les municipalités et autres services. Le gouvernement concentre maintenant ses efforts sur le développement des infrastructures sociales et l’agriculture, qui ont désespérément besoin d’aide.

S’attacher aux besoins locaux, monter des programmes de formation et aider à la création de petites entreprises font partie des programmes de restructuration en cours dans la santé et l’éducation soutenus par les donneurs.
Ces programmes sont complétés par de l’assistance directe du gouvernement en faveur des groupes les plus vulnérables (programme national de réduction de la pauvreté).
Ces dernières années, la Mongolie s’est révélée capable de tenir ses objectifs quant à la hausse de GDP (3.5% en 1998, 6% en 2002). Le taux d’inflation a chuté et le déclin de la monnaie mongole, le tögrög, a ralenti, se maintenant à près de 1178T pour 1$ (septembre 2007). En 1999, le FMI a finalement versé la 2e disposition annuelle de près de 20 millions de $ pour la reforme bancaire, ce qui avait été précédemment remis jusque là à cause de problèmes concernant la privatisation des banques. Depuis, plus de prêts ont été assurés.

Durant les années de domination soviétique, l’économie mongole était parmi les plus assistées par le COMECON et, depuis que les subsides se sont évaporés, le pays a troqué cette aide contre le support du FMI et d’autres organismes internationaux financiers, de même que celui, généreux, de pays individuels donneurs. La totalité des aides pour le pays en 1991-1998 était de 1.5 milliards de $, dont 714.7 de prêts et 813.9 de subventions. Le 8e Rassemblement d’Assistance a la Mongolie, tenu à Paris en juin 2000, a fourni au pays une aide record de 330 milliards de $ pour un an. Jusqu'en 1994, 62% de l’aide était de l’aide d’urgence, pour aider à la transition à une économie de marché ; ce taux a baissé à 25% du total entre 1995 et 1998, à mesure que l’assistance aux capitaux et au financement de projets augmentait. Le changement vers des financements de projets à long terme est une preuve de la croissance et la stabilité du pays. Dans les 60% du GDP sont déjà générés par le secteur privé. Les objectifs à long terme sont de remplacer l’aide internationale par des investissements étrangers, notamment en ce qui concerne l’or, les métaux rares et non ferreux, le pétrole brut et le tourisme.
Sources : Guide Bradt Mongolia, de Jane Blunden

Voici quelques sites de références pour se tenir au courant en temps et en heure :
Site du gouvernement mongol (en anglais) - sélectionnez Links - ici
Site des ONG de Mongolie, en anglais ici
BM Banque Mondiale en Mongolie, en anglais ici
FMI Fonds Monétaire International en Mongolie, en anglais ici
Asian Development Bank (en anglais), sélectionnez Regions, puis East Asia, Mongolia ici

Et, pour les plus importantes ONGs internationales actrices du développement en Mongolie :
Site de l’UNDP Mongolia, en anglais www.undp.mn/new/
USAid, en anglais www.usaid.gov/mn/
GTZ Mongolia, en anglais www.gtz.de/en/weltweit/asien-pazifik/612.htm
JICA Mongolia, en anglais www.jica.go.jp/english/countries/ea/mongolia.html
WWF Mongolia, en anglais www.panda.org/about_wwf/where_we_work/asia_pacific/where/mongolia/index.cfm
Amnesty International, en anglais www.amnesty.mn/en/index.php
Red Cross Society, en anglais www.redcross.mn/index.php?lang=en

 
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