|
Nous allons ici vous présenter quelques unes
de nos actions auxquelles nous aimerions vous voir participer. La
liste n’est pas exhaustive et évoluera selon les actions
en cours ayant le plus besoin de votre support.
|
Prêt
de troupeaux
En 1996, Demid et Pierre Tschanz, chirurgien suisse, se rencontre
à l’occasion du projet hospitalier de Santé
Sud. Pierre créera en rentrant la Swiss Surgical Team,
équipe de médecins venant tous les ans depuis
1999 faire des formations, mener des interventions, amener du
matériel dans des hôpitaux universitaires. Et Demid
travaillera les trois premières années à
la coordination de leurs actions sur place (en allemand, www.swiss-surgical-team.org).
Suite à deux années particulièrement difficiles
(hivers froids et secs, étés chauds et secs) en
2000 et 2001, la Mongolie perd un tiers de son cheptel, soit
près de 10 millions de têtes de bétail.
Des centaines d’éleveurs se retrouvent sans troupeaux,
et viennent grossir les rangs d’un exode rural déjà
conséquent. La population d’Oulan Bator passe de
300 000 habitants en 1990 à plus d’un million aujourd’hui
; le chômage grimpe à 40% de sa population active
et l’alcoolisme monte en flèche.
Comme nous l’avons évoqué précédemment,
notre association Buyant Uils aide des familles sans travail
d’Oulan Bator en cherchant à les rendre autonomes.
Suite au don d’un chirurgien de la Swiss Surgical Team
en 2000 pour soutenir un projet de notre choix, nous achetons
un troupeau de 250 têtes de bétail que nous prêtons
3 ans à une famille d’éleveurs nomades ayant
perdu le sien et souhaitant retourner à la campagne.
En trois ans, le troupeau double, et nous récupérons
notre « mise de départ » pour la prêter
à une autre famille, et ainsi de suite.
La deuxième année de ce projet, un journaliste
suisse venu faire un reportage sur le travail des chirurgiens
suisses entend parler de ce projet. Il consacre une partie de
son reportage à celui-ci, dégage des fonds et
nous les donne pour acheter un deuxième troupeau.
Par un effet boule de neige, notre troupeau grandit et de plus
en plus de familles sont retournées en steppe : 14 familles
ont pu à ce jour retrouver leur mode de vie d’éleveurs
nomades avec 1196 têtes de bétail de « bénéfices
», et nous prêtons actuellement nos 670 têtes
à 11 familles.
Aujourd’hui, le prêt moyen est de 80 têtes
de bétail par famille sur deux ans, après un premier
pallier limité à quelques grosses bêtes
sur les premiers 6 mois pour voir comment les familles s’en
sortent.
Nous voudrions maintenant vous présenter trois familles
que nous voudrions aider, et pour qui nous avons besoin de
soutien.
Batbayar, 48 ans, et Önörjargal,
38 ans ; Töv aïmag, sum de Batsumber
Parents de 7 enfants de 1 à 22 ans dont 3 petits, 3
à l’école, et l’aînée
qui aimerait aller à l’université pour
suivre des cours d’agriculture. La famille possède
en effet un jardin qu’ils aimeraient mettre en valeur
en produisant quelques légumes.
Cette famille, a qui nous avons prêté 7 vaches
(dont 2 veaux, et presque toutes pleines), n’avait encore
jamais vécu à la campagne, et est très
heureuse de cette nouvelle vie. Lorsqu’ils habitaient
Oulan Bator, Batbayar était chauffeur, et Önörjargal
cuisinière, mais tous les deux n’arrivaient pas
à trouver un emploi stable.
Ils auraient besoin de Petites Pattes (50/60 têtes),
et au moins 2 chevaux.
Lhudevjantsan, 42 ans, et Ganjin,
34 ans ; vers Bayanchandmani, à 100 km a l’ouest
de UB
Parents de 3 enfants, dont un garçon de 16 ans handicapé
physique ; celui de 14 ans va à l’école,
et le 3e fils a 1 an.
En 2006, ils ont quitte leur région natale de Zavkhan
; après avoir perdu tout leur bétail lors du
zud de 2000. Ils n’ont aujourd’hui pas de bétails,
et vivent des services qu’ils rendent à d’autres
familles ; le mari fait un peu de sculpture et la femme brode
bien. Ils sont tous les deux très travailleurs.
Leur besoin : une centaine de têtes ; 3 vaches avec
les veaux, 2 chevaux (et le chariot), 80 Petites Pattes ;
et un panneau solaire pour que l’homme puisse sculpter
et la femme broder, le soir.
Borhuu, 52 ans, et Narantuya, 46
ans ; Dorngovi aïmag, sum de Dalanjargalan
Ils ont 5 enfants, tous grands ; une de leurs filles est entrée
à l’Ecole Normale (université pour être
professeur), l’université étant financé
par un Suisse.
Lui est handicapé (hémiplégique) mais
se débrouille très bien ; ils sont tous les
deux très travailleurs.
Le problème est qu’ils sont très pauvres
et qu’ils n’ont rien : yourte, chariot, troupeau
; ils élèvent pour l’instant les vaches
de Buyant Uils.
Pour ce qui veulent participer :
Foire aux 5 Museaux et autre attirail de l’éleveur
nomade
Vous pouvez prendre à la carte ce que vous souhaitez
« prêter » (ou donner, pour ce qui n’est
pas bétail) à la famille de votre choix ; ou,
pourquoi pas, en parrainer une sur la durée, sur des
modalités de votre choix.
Mouton : 60 000 tögrögs ; 70 000 pour une bête
grasse
Chèvre : 55 000 tögrögs
Cheval : 200 a 250 000 tögrögs
Vache : 450 000 tögrögs ; 850 000 tögrögs
pour une laitière
Yack : 450 000 tögrögs
Khaïnag (croisé yack/vache) : 650 000 tögrögs
Chameau : 500 000 tögrögs
Yourte : 900 000 tögrögs pour une 5 murs, fournie
Chariot : 200 000 tögrögs
Panneau solaire : 160 000 tögrögs
|
 |
 |
 |
 |
|
 |
|
Yourte d’hôtes
Le prêt de troupeaux permet aux familles de retrouver
la steppe, mais dégage trop peu de revenu en espèce.
Pour compléter notre action dans certaines de ces familles,
nous leur avons donné en gestion des yourtes destinées
à recevoir les voyageurs que notre agence de voyage fait
passer à cet endroit. Ces yourtes sont appelées
« yourtes d’hôtes ».
Ce projet a été lancé en 2005 ; afin d’assurer
un taux d’occupation minimum nécessaire à
sa viabilité, nous avons fait commercialiser ce projet
en France par des agences de voyage partenaires.
Ce type d’hébergement permet au voyageur de partager
le quotidien d’une famille nomade, sans pour autant envahir
son espace. Dans ces conditions simples et rustiques du mode
de vie des éleveurs nomades. Et de découvrir,
à son rythme et selon la saison : la cuisine mongole,
la traite, la garde des troupeaux, la tonte, le travail du feutre,
la confection de produits laitiers… la vie de la famille.
En voici quelques une d’entre elles.
|
Yourte d’hôte à Batsumber
Première famille à avoir bénéficier
d’un prêt de troupeaux, cette famille de 5 habite
à 80 km au nord de la capitale. Le chef de famille, de
57 ans, s’appelle Arslan ; sa femme Ölziijargal a
49 ans. Ils sont tous deux éleveurs, et gardent les bêtes
avec leur dernier fils de 17 ans, Ariunbold. Le premier fils
de 21 ans, Togtokhbayar, est étudiant au collège
de médecine de l’aïmag de Gobi Altaï
; et leur fille de 19 ans, Amartogtokh, est étudiante
à l’université d’Oulan Bator.
Leur troupeau compte aujourd’hui 170 chèvres et
moutons, 8 vaches et 3 chevaux.
Yourte d’hôte à
Bogd
La yourte d’hôte de Bogd, village aux portes du
Gobi situé dans le sud de l’aïmag d’Övörkhangai,
soutient l’action d’une coopérative dont
les responsables sont Ganbat et sa femme Enkhtuya.
La coopérative de Bogd a été créée
pour fournir du travail aux locaux en utilisant les matériaux
et savoir-faires disponibles sur place. C’est une activité
en condition rurale contre la pauvreté et le chômage.
Actuellement, 7 femmes travaillent dans cette coopérative,
dont 2 habitent au village de Bogd. Les 5 autres sont éleveuses
et se déplacent selon la saison. Leur activité
principale est de fabriquer des souvenirs et de l’artisanat
en feutre, en laine de mouton et de chameau ; et aussi de
faire des vêtements et objets tricotés en fil
de chameau.
Deux familles reçoivent nos voyageurs. La première
compte 4 membres : le chef de famille, Nergui, 50 ans ; sa
femme, Tsetsegee, 49 ans ; et leur deux filles de 17 et 20
ans. Elles sont toujours à la campagne pour aider avec
le troupeau. Cettte famille possède environs 180 têtes
de Petites Pattes et une vingtaine de gros animaux (chevaux
et chameaux).
La deuxième famille compte trois membres : le chef
de famille Ganaa, 30 ans ; sa femme Tsengel, 26 ans ; et leur
enfant de 2 ans. Ils ont 150 têtes de bétail,
dont 140 chèvres et moutons, 2 chameaux et 8 chevaux.
Yourte d’hôte à
Zuun Bayan Ulaan
C’est une famille de 5 membres dont le maître
est Demberel, 55 ans, sculpteur de yourte en plus d’être
éleveur. Sa femme Tsermaa, 54 ans, fait tourner “la
maison”, aide par leur fille Minje, 24 ans, et son fils
de 4 ans. Un jeune de 24 ans habite avec eux et les aide pour
le troupeau.
La famille possède environ 350 chèvres et moutons,
2 groupes de chevaux soit une quarantaine, et à peu
près 30 vaches.
La famille campe dans la vallée de Khuiten, à
une trentaine de kilomètre au nord ouest d’Arvaïkheer,
chef lieu de l’aïmag d’Övörkhangaï.
Yourte d’hôte à
Ikh Uul
La responsable de cette yourte est notre amie Nemekhee, femme
de notre chauffeur Zorigoo. Ils reçoivent eux même
quelques voyageurs chez eux à Mörön, chef
lieu de l’aïmag du Khövsgöl.
La famille de Ikh Uul recevant les touristes compte 8 membres
: le chef de famille, Tumurgerel, 47 ans, et sa femme Densmaa,
45 ans. Ils ont 6 enfants, dont 2 sont étudiants à
Oulan Bator, les 4 autres étant plus jeunes (de 10
à 17 ans). En été, tous les enfants se
réunissent pour garder le bétail.
Cette famille possède 420 chèvres et moutons,
17 vaches, à peu pres 60 chevaux. Une partie de ces
bêtes appartiennent à une autre famille, pour
qui ils gardent le bétail.
Ils campent à 2 km du village de Ikh Uul (aïmag
du Khövsgöl), au bord de la rivière Selenge.
Pour participer à cette action, vous pouvez bien évidemment
venir les visiter ; ou, si une de ces familles vous intéressent
plus particulièrement, nous pouvons leur demander pour
vous de quoi ils auraient besoin.
Des voyageurs venus dans ces familles ont eu la générosité
d’offrir de payer pour les études de leurs enfants,
ou encore ont offert de très utiles cadeaux, comme
ceux évoqués dans la foire aux 5 Museaux.
|
|
Voyage de rupture
En 2004, deux éducateurs spécialisés de Vichy,
Thierry Trontin et Estelle Charton, sont venus un mois en Mongolie
avec cinq jeunes en grandes difficultés pour un voyage de rupture.
Leur idée : utiliser le voyage comme moyen d’ouverture
au Monde et pour sortir de soi. Au cours de ce voyage, les jeunes,
assistés par de jeunes adolescents mongols, connurent des expériences
de chantier réussies, portant sur des thématiques de
développement assez large - ramassage de déchets, travaux
d’intérêt général, projet agricole…
Et à leur retour, ils réalisèrent un carnet de
voyage intitulé Au pays des Cinq Museaux,
aujourd’hui commercialisé.
Nous souhaiterions mettre en place un deuxième volet à
cette expérience, encore en cours d’élaboration
et à l’heure actuelle manquant de moyens. Ce second
voyage de rupture se concentrerait cette fois ci sur des projets
de type environnemental, avec d’une part les chantiers s’y
rapportant (nettoyer le cours d’une rivière, reboiser,
rénover des puits, ramasser, trier et recycler…), et
d’autre part une exposition ambulante soutenue par un lama
et un chamane, afin de toucher les éleveurs nomades croisés
en chemin. Et ce toujours avec de jeunes Mongols, mais cette fois
aussi des jeunes en difficultés et leurs éducateurs
mongols.
Les deux équipes de jeunes travailleraient en préalable
sur les sujets des chantiers à venir : utilisation et gestion
du bois, déforestation ; rapport à la terre, surpâturage
et manque d’eau ; mythes et réalités de l’eau
; projet d’écologie bouddhiste.
Le monastère d’Erdene Zuu
(sur le site de l’ancienne Kharakhorum et érigé
de ses ruines, plus ancien de Mongolie et associativement l’un
des plus actifs) est intéressé pour aider à
la réalisation de l’exposition du point de vu bouddhiste.
www.erdenezuu.mn
Pour soutenir cette initiative, vous pouvez bien sûr acheter
le carnet de voyage des jeunes et leurs éducateurs ; ou tout
simplement faire un don.
N’hésitez pas à contacter Thierry Trontin pour
tout renseignement supplémentaire feueduc@wanadoo.fr
|
D’autres personnes avec qui nous
aimons partager
 |
Fraternité Notre Dame
http://www.fraternitenotredame.com/Old%20Pages/French/Mis/Mongolie.htm
Les Sœurs de la Fraternité Notre Dame d’Oulan Bator
tiennent un orphelinat où une vingtaine d’enfants, de
6 mois à 6 ans, ont trouvé un toit.
De plus, les Sœurs ont d’autres activités «
annexes » : une Soup Kitchen, équivalent des Restos du
Cœur, où elles proposent des repas aux plus démunis
d’Oulan Bator. Elles aident des familles à retourner
vivre en dehors de la ville, et donnent des soins médicaux
gratuits à ceux qui le demandent (l’une d’entre
elles est médecin).
Elles ont toujours besoin d’un coup de main : couvertures, habits,
chaussures, nécessaire de toilette et nécessaire scolaire
pour enfants comme pour les plus grands côtoyés au Soup
Kitchen ; médicaments et matériel médical ; dons
en nature…
Leurs besoins du moment : un nouveau sèche-linge (dans les
400 000 tögrögs ici) ; des manteaux et chaussures chaudes
de bonne qualité, toutes tailles (pour les gens de la rue)
; les manuels scolaires (les Nathan !) pour enfants de petite, moyenne
et grande maternelle ; des livres, vidéos, cassettes pour enfants
; des jeux de sociétés ; du matériel de dentiste
(fraise, notamment)…
Leur rêve : remonter un hôpital gratuit destinés
aux plus pauvres, comme elles avaient à l’origine. Un
long chemin avant d’y arriver, et un grand besoin de soutien.
Avel Nomad
http://perso.orange.fr/avelnomad/accueil.html
Une association de loi 1901 créée par deux passionnés
de Mongolie, qui souhaite véhiculer les valeurs du nomadisme
et ce que le voyage peut nous apporter dans notre vie de tous les
jours.
« Partir, pour mieux revenir ».
Ce qu’ils font : des expos photos et livre de voyage (Michael
a passé 8 mois dans une famille d’éleveurs nomades
et en a fait des écrits magnifiques), des massages (le Pierrot
est pédologue et masseur), des voyages de rupture sur voilier
(c’est une « affaire » familiale, et papa est
éducateur spécialisé), des marchés de
Nöel avec de l’artisanat de peuples nomades et d’un
peu partout, ou encore de la vente de yourte…
Beaucoup de choses en fait ; n’hésitez pas à
les contacter, ils parlent d’eux bien mieux que nous : Pierre
yourte35@yahoo.fr
|
|
|